Kabuli Kid: 2008 · 94 min · Dari · Français / Anglais sous-titres
Un chauffeur de taxi. Un enfant abandonné. Une ville qui sort de la guerre.
Synopsis
Dans le post-taliban Kaboul, un chauffeur de taxi fatigué découvre un bébé laissé sur sa banquette arrière par un passager vêtu de burqa – et a trente-six heures pour trouver la mère, ou devenir père.
Khaled conduit son taxi jaune à travers la poussière et les décombres d’une ville apprenant à respirer à nouveau. Lorsqu’une femme voilée disparaît de son taxi en laissant un bébé derrière lui, il est entraîné dans une odyssée tranquille par la bureaucratie, les voisins et sa propre conscience. Tourné sur place à Kaboul peu de temps après la chute des talibans – une production qui a alloué près de 150.000 € à la seule sécurité et à l’assurance – Kabuli Kid est une parabole tendre, presque néoréaliste sur la responsabilité, l’anonymat et les petits actes qui maintiennent une société ensemble.
Trailer
La musique est composée par Barmak Akram, interprété par Matthieu Chedid, Kudsi Eugener, Prabhu Edouard et des musiciens afghans.
Récompenses
- Mostra de Venise — Semaine de la critique, Première mondiale (2008)
- Festival international du film de Fajr — Meilleur réalisateur (2009)
- Festival international du film de Gand — Grand Prix Nominé
- Festival international du film de Santa Barbara — Nominé au Prix du jury
- Festival du film asiatique de Deauville — Nominé au Grand Prix du Lotus

Barmak Akram:
« En 2007, j’ai mis en scène Kabuli Kid, mon premier long métrage, où l’Afghanistan est comparé à un enfant – un enfant abandonné, manipulé, balloté, qu’on se passe de mains en mains, un enfant qui n’a pas droit à la parole, qui ne connaît pas son nom, ses racines, son histoire. Personne ne lui dit qu’il fait fausse route, puisque cela sert les intérêts des uns ou des autres.
Cet enfant, à l’image de celui qui l’a quitté au début des années 1980, ne sait plus qui il est. Il a perdu la mémoire parce qu’on ne lui a appris qu’à faire la guerre. Un enfant qui ne grandit plus, comme celui que j’avais filmé en 2002 après que ses frères aient sauté sur une mine antipersonnel. L’enfant, à l’image de l’Afghanistan, est un territoire aux frontières floues, au régime instable, au danger permanent. Comme moi, il est perdu : comment sortir de l’obscurité ? Où trouver la lumière ? »

Presse

«Kabuli Kid» ou la renaissance du cinéma afghan
Constance de Bonnaventure, RFI
Article publié le 22/09/2008

« Un langage imagé et poétique »
Dominique Godrèche, Le Monde Diplomatique, mai 2009. Article complet ici

« un voyage mouvementé, picaresque et souvent drolatique »

« Pour évoquer sa ville, Kaboul, et la misère dans laquelle vingt-cinq ans de guerre l’ont laissée, Barmak Akram a la bonne idée de miser sur la cocasserie. (…) L’Enfant de Kaboul nous invite à regarder un pays méconnu : débrouillard, plein de vie et d’élan. »
Juliette Bénabent, Télérama

Ce n’est pas seulement la naissance de l’art cinématographique afghan dont le film témoigne, c’est également de la renaissance d’une population trop longtemps soumise aux diktats des fanatiques.
David A., Dvdrama
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La suite…
En 2007, Massi, « l’enfant de Kaboul », n’avait alors que 6 mois. En 2016, Barmak Akram est retourné filmer Massi, le gamin désormais âgé de 9 ans chez lui à Kaboul.
https://www.arte.tv/fr/videos/070957-000-A/square-artiste


